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Le Feu qui épargna Médine et qui illumina le cou des chameaux de Basrâ

Le Prophète dit : »L’Heure ne viendra pas tant que n’apparaîtra pas un feu de la terre du Hidjâz qui illuminera le cou des chameaux de Basrâ (en Syrie)« . (Boukhâri et Mouslim).

Il est rapporté qu’il y eut une fois en l’an 654 de l’Hégire (année grégorienne 1256), une importante éruption volcanique dans la région de Médine, composée de six grandes éruptions.
La lave s’étendait sur près de 200 km et l’intensité était telle que pendant plusieurs mois les gens voyageaient de nuit à Tayma (700 km de Médine) car la lumière y resplendissait. Au Châm, les habitants firent même la salat al-kusuf, tellement le ciel était couvert ils crurent à une éclipse ! C’est dire la grandeur de l’évènement qui était d’ampleur régionale.

Et pourtant quand les coulées de lave s’approchèrent de Médine, terrorisant ses habitants, par la Volonté d’Allah ces coulées s’arrêtèrent avant la Ville, la direction changea subitement et ces coulées s’éloignèrent, allant même en montant les reliefs !

Le géologiste et volcanologue Dr John Roobol, qui étudie les champs de lave de l’Arabie depuis 30 ans, a survolé cette région (puisqu’on distingue très clairement du ciel les coulées de lave) ; il décrit cet évènement comme unique en son genre, pour lui un évènement d’une telle intensité n’existait qu’à l’époque du Précambrien. Selon lui la lumière pouvait s’étendre facilement en Irak et en Syrie. Quand on le questionna sur la direction des coulées de lave, il répondit qu’il n’avait pas d’explications scientifiques à donner, qu’il a entendu que les gens avaient prier, et que tout ce qu’il pouvait dire c’est que leurs prièrent furent entendues !

Et effectivement il est rapporté que les Médinois détruisirent sur le champs leurs instruments de musique, jetèrent les bouteilles de vins, ils libérèrent tous leurs esclaves et se réfugièrent à la Mosquée du Prophète pour invoquer Allah près de la tombe de Son Prophète .

Cet évènement fût prédit par le Prophète et enregistré dans nos livres de hadith dès les premiers siècles de l’Islam, tout comme Ses autres prophéties confirmées de nos jours par la science. C’est un fait historique attesté, mutawatir, qui a été rapporté par de nombreux historiens et ‘ulama tels que Abou Shama al-Maqdissi, Ibn Hajr, l’imâm Nawawi, l’imâm Qurtubî, Qoustoulâni… (qu’Allah leurs fasse miséricorde).

SouhanAllah !

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Comment le Coran modèle notre cerveau

« Si ce n’était leurs problèmes politiques et leurs constantes luttes intestines, les musulmans seraient sur la lune depuis le 14e siècle » – voilà en substance le propos d’un professeur non-musulman à une classe de 400 étudiants en premier cycle d’histoire des sciences. Il semble que le rythme des découvertes et l’avancement dans la science réalisée par les musulmans soit assez troublant et cherche encore aujourd’hui à être reproduit. Que faisaient-ils donc de si spécial pour avoir eut une progression si rapide ?

En tant que professeur, je pense de suite à leur système d’éducation, mais le neuro-scientifique que je suis souhaite aussi examiner les paramètres ayant pu entrer dans le façonnage des cerveaux d’une telle civilisation. Bizarrement, beaucoup de oulémas (savants musulmans) diront que les musulmans étaient les leaders quand le Qour’âne (Coran) était au centre de leur éducation, et ce n’est qu’en abandonnant le Qour’âne qu’ils ont perdu leur domination. Ce qui est étonnant, c’est que bien que les savants religieux parlent des réalités spirituelles et morales, il se pourrait bien qu’il y ait une réalité concrète à ce qu’ils disent, et qui prendrait place dans le cerveau.

Attention : Cet article n’est pas basé sur une quelconque recherche scientifique sur le sujet. Il s’agit seulement de mes déductions venant de mes connaissances actuelles en anatomie cérébrale, de la différenciation fonctionnelle de ses régions et de sa plasticitéLa liste de tout ce qui est affecté dans le cerveau par le Qour’âne et comment cela influence les autres fonctions cérébrales, est assez exhaustive. Dans le soucis de rester concis, j’ai choisi de n’aborder que les points majeurs dans cet article.

Avant d’en venir au cerveau et comment le Qour’âne le modifie, on doit se familiariser sur la façon dont l’éducation musulmane se faisait. Si vous vous demandez d’où je tire tout ça, c’est par la lecture des biographies des figures majeurs des savants du monde musulmans traditionnels, tels que Ibn Rushd (Averroes), Ibn Sina (Avicenne) et d’autres. C’est aussi basé sur mon expérience personnelle et sur ce que que m’ont relaté certains de mes professeurs.

La première chose qu’apprenait un étudiant était le Qour’âne, qui devait être mémorisé en totalité. À la différence de tout ce qui est rencontré dans l’arabe parlé, la récitation du Qour’âne est une science à part. Les dialectes locaux ou les différentes façons de prononcer ne sont pas tolérés quand on récite le Qour’âne . En fait, fait parti de l’apprentissage du coran que d’apprendre ce qu’on appelle en arabe le tajwîd, qui est en somme la science de l’élocution. La première chose qu’un étudiant doit faire est de répliquer exactement la façon de réciter du professeur. Cela correspond à l’endroit d’où les lettres et leurs sons sont générés dans la bouche et la gorge, et où la langue doit être placée exactement. Une fois que c’est fait, l’étudiant écrit le verset sur une ardoise en bois dans le script othmanien qui suit des règles différentes de celle de l’arabe écrit normal. L’étudiant prend cette ardoise et s’en va mémoriser ce verset. Une session typique de mémorisation pour le débutant commence en répétant le verset de multiples fois, en lisant sur l’ardoise et en mémorisant aussi comment cela est écrit dans le script othmanien.Une copie classique du Coran

Le jour suivant l’étudiant revoit le verset plusieurs fois avant de retrouver son professeur et de recevoir le verset suivant. Après l’avoir répété avec le professeur pour s’assurer de l’exact duplication du son et de sa prononciation, l’étudiant écrit le nouveau verset et s’en va pour commencer une nouvelle session de mémorisation. Le troisième jour commence en revoyant le premier verset une dernière fois, puis le second verset quelques fois puis enfin reçoit le 3e verset. Au 4e jour, le premier verset n’est plus révisé car s’étant ancré dans la mémoire, et le 2e sera repris le jour d’après tandis que le 3e verset sera revu encore quelques fois avant de passer au 4e verset. En fin de semaine il y a une vérification complète de tout ce qui a été mémorisé les jours précédents.

Les jours passant, la capacité de mémorisation s’agrandit et l’étudiant s’attaque à plusieurs versets ou mêmes des pages entières en même temps au lieu d’un ou deux versets. En parallèle, l’usage de la graphie othmanienne continue de même que les sessions de révisions. Finalement, le Qour’âne en entier ayant plus de 6200 versets est mémorisé mot pour mot avec sa prononciation spécifique et sa graphie othmanienne.

Et c’est maintenant que commence la tâche difficile puisque l’étudiant travaille à réviser tous les versets chaque mois pour ne pas les oublier. Cela signifie de prendre les 30 parties du Qour’âne en revoyant une part par jour pour que les 30 parties soient récitées à la fin du mois.

On se doit de mentionner ici le fait que le Qour’âne possède 10 différents modes de récitation. Cela correspond au placement des marques diacritiques sur les mots et comment certains mots sont prononcés. Certains étudiants relèvent ce défi et mémorisent le Qour’âne dans tout ses différentes modes de récitation, ce qui requiert une attention particulière pour savoir à quel endroit la prononciation est différente pour ne pas confondre avec les autres modes de récitation, étant donné la subtilité qu’il peut exister selon le passage étudié.

Le Qour’âne a certaines qualités propres qui déterminent comment il est perçu à l’écoute. Les versets du Qour’âne riment, et changent souvent de rythme, donnant ainsi un effet très plaisant à l’auditeur. Par ailleurs, tout en récitant, on est supposé plus psalmodier plutôt que de simplement lire. En fait, la pratique même du tajwid force le récitateur à psalmodier plutôt que de simplement énoncer les mots de chaque verset.

Le dernier point à souligner est concernant la langue arabe et la graphie othmanienne. Fait parti de l’étude des différents modes de récitations que l’étudiant écrive non seulement dans des ortographes atypiques, mais aussi en excluant les marques diacritiques des mots. Ceci permet à l’étudiant d’apprendre les variantes de récitation sans avoir les marques diacritiques qui interfèrent dans leurs mémorisation des différents modes de récitations. De plus la grammaire arabe demande l’utilisation des marques diacritiques pour ne pas confondre entre le sujet et la proposition verbale. Ceci signifie que celui qui apprend l’arabe doit toujours garder à l’esprit comment les mots sont énoncés pour ne pas altérer la signification entière du verset, ce qui serait une faute grave.Lobes cérébraux

Comprendre comment tout cela est relié au cerveau est une affaire impressionnante. Le cerveau est reconnu être un organe malléable et peut changer ses connexions et même son volume dans certaines de ses parties selon leurs activités propres. En comprenant comment est impliqué le cerveau de celui qui apprend le Qour’âne selon la méthode traditionnelle, on peut comprendre comment les musulmans étaient capables de réussir dans leurs efforts d’apprentissage et de découverte.

En apprenant le Qour’âne, l’attention portée à l’écoute et la prononciation des versets stimule ce que l’on appelle le lobe temporal. C’est dans ce lobe qu’est localisé l’hippocampe, qui est le centre de consolidation de la mémoire. C’est aussi la région du cerveau qui est activée pour traiter les sons musicaux, ce qui est le cas quand le Qour’âne est récité. De plus il s’active aussi quand on écrit manuellement quoique ce soit, à l’instar de l’étudiant qui écrit les versets sur son ardoise. Ceci nous intéresse car c’est la partie du cerveau dont l’activité et les capacités ont été corrélées avec l’aptitude à apprendre de nouvelles informations. Plus cette région reçoit des activations, comme c’est le cas quand on étudie le Qour’âne, et plus efficaces deviennent ses fonctions d’apprentissage et de mémorisation.

Les lobes pariétaux sont aussi très mobilisés quand on apprend le Qour’âne. Le lobe pariétal gauche est concerné par la lecture, l’écriture et les fonctions du discours. C’est aussi la partie dont l’activité est la plus importante pour ce qui est des mathématiques et des problèmes de logique. Le lobe pariétal droit traite aussi le ton de parole, ce qui se retrouve avec le tajwîd. Il est aussi responsable de la relation visuo-spatiale et pour comprendre les expressions faciales.Zones du cerveau s'activant lors de différentes tâches

La partie frontale est responsable du sens du toucher, de la discrimination et de la reconnaissance, qui est active lors de l’écriture des versets.

La partie arrière joue un rôle dans l’attention. Les deux lobes sont activés pendant les exercices d’apprentissage. Ainsi, avoir des lobes pariétaux qui sont bien activés se traduit en ayant une meilleure logique, une habilité à résoudre les problèmes mathématiques, l’éloquence dans le discours, une meilleure habilité à lire les expressions faciales, une attention accrue, et une capacité accrue pour comprendre les relations visuo-spatiales. Ce dernier point explique peut-être pourquoi les musulmans étaient si bons en astronomie.

D’autres régions cérébrales sont également fortement activées à la récitation du Qour’âne et notamment les lobes frontaux et le cortex moteur primaire. Les lobes frontaux s’occupent des fonctions supérieures, dont le travail de la mémoire, l’extraction des donnés de la mémoire, la production de discours et la reconnaissance de mots écrits, l’attention prolongée, la préparation, le comportement social, etc.

Par exemple, quand l’étudiant lit la graphie othmanienne, son cerveau doit décider rapidement de la bonne prononciation du mot, ce qui signifie que sans les marques diacritiques, il doit distinguer des autres possibilités qui incluent non seulement des mots erronés, mais aussi une mauvaise prononciation selon la méthode de récitation qu’il utilise parmi les 10 reconnues comme valides.  La chose surprenante est que le cerveau après maintes répétitions fera ces choses sans un contrôle conscient de la part de l’étudiant. Cela entraîne l’aire du cerveau responsable de l’inhibition, qui est importante pour les intéractions sociales (à noter que les enfants qui ont un trouble du déficit de l’attention avec hyperactivité ont cet aire sous-développée).

Étant donné que le contenu du Qour’âne contient aussi les descriptions d’individus et de lieux, cela active les lobes occipitaux, qui se chargent de générer les images mentales. Cette région est aussi importante pour la perception visuelle. Rester actif dans génération d’une image mentale améliore indirectement les capacités de perception visuelles puisque l’aire activée est dans la même région.

Le Qour’âne est aussi riche en récits, en paraboles, en arguments logiques, tout ceci recrute des aires différentes du cerveau qui deviennent plus efficientes et plus connectées entre elles puisqu’elles sont activées continuellement de par les révisions régulières.

Lis le Coran tout simplement

En reprenant tout cela, il n’est pas surprenant de constater que les musulmans aient été capables de si grandes contributions au savoir de l’humanité en un temps si court (temps court à l’échelle de l’histoire). Après que l’étudiant ait maitrisé le Qour’âne, son éducation dans les autres sciences commençait alors qu’il était encore jeune adolescent.

Étant donné la nature malléable du cerveau, les connexions améliorées affectaient et amélioraient indirectement les fonctions des aires adjacentes : le processus d’étude du Qour’âne des années précédentes avaient entrainé son cerveau et amélioré ses fonctions de perception visuelle, langage, la mémoire de travail, la formation de la mémoire, l’analyse du son, l’attention, les compétences d’apprentissage, l’organisation, parmi tant d’autres qualités utiles à l’homme.

Maintenant imaginez ce qu’un individu sera capable de faire en approfondissant n’importe quel sujet. Il n’est pas surprenant de lire de l’imam Al-Ghazali par exemple qu’il étudia la philosophie grecque pendant son temps libre et la maitrisa en seulement 2 ans.

Quel fut le secret des musulmans, pouvant expliquer leur fulgurante ascension dans les domaines scientifiques et leurs contribution à la connaissance de l’humanité ? C’était, littéralement, quand le Qour’âne était au centre de leur système d’éducation.

Traduit de How The Quran Shapes The Brain, par Mohamed Ghilan,  http://mohamedghilan.com/2012/01/12/how-the-quran-shapes-the-brain/, consulté le 12/11/2014.

Peux-tu garder un secret ?

Abu az-Zahiriyyah rapporte :

« Je parti vers Tarsus, et j’entrai chez Abou Mou’awiyah al-Aswad après qu’il soit devenu aveugle. Je vis dans sa maison, un Mous’haf accroché au mur alors je lui dis « Qu’Allah te fasse Miséricorde ! Un Mous’haf alors que tu ne peux même pas voir ? »
Il répondit « Mon frère, peux-tu garder un secret jusqu’au jour où je mourrai ? »
Je dis « Oui ». Puis il me dit « Assurément, quand je souhaite lire depuis le Qour’âne, la vue me revient ».

 

Abu Hamzah Nasir bin al-Faraj al-Aslami – qui était le servant de Abu Mu’awiyah al-Aswad – rapporte quelque chose de similaire :

«Abu Mu’awiyah avait perdu la vue. Et, s’il voulait lire depuis le Qour’âne, il tâtait la chambre recherchant le Mous’haf jusqu’à le trouver. Dès qu’il l’ouvrait, Allah lui retournait sa vue. Dès qu’il le fermait, sa vue le quittait»

Sifat as-Safwah, 2/413-414