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Organismes musulmans agrées par l’État Français pour la réduction d’impôts

http://www.aucoeurdelaprecarite.com/index.php/faire-un-donfrance-impots-deduction-don-association

Nous autres musulmans sommes une communauté tournée vers le don. Que ce soit par la zakât ou la sadaqah, les musulmans donnent une bonne part de leurs argents en aumône et il ne serait pas surprenant de découvrir que nous sommes la première communauté à faire des dons, comme en Grande-Bretagne.

Des versements sous forme de dons ou de cotisations à certains organismes d’intérêt général peuvent donner lieu à une réduction d’impôt sur le revenu si cet organisme œuvre pour le bien de la société.

La réduction d’impôts pour les particuliers est encadrée par
l’article 200 (et 200-bis) du code général des impôts. Ses principales
conditions sont les suivantes :

  • la réduction d’impôt est de 66 % (75% jusqu’à 529 € pour les dons
    aux associations qui viennent en aide aux personnes en difficulté en
    France ou à l’international) ;
  • le don ne doit pas excéder 20 % du revenu imposable ;
  • l’excédent est reporté sur les cinq années suivantes et donne droit
    à une réduction d’impôt dans les mêmes conditions.

Ci-dessous les les organismes musulmans qui se déclarent être agrées par l’état et
qui semblent bénéficier la communauté en raison de leurs activités.
Avant de donner à vous de vérifier le projet, le dynamisme et le
sérieux de l’association
Certains acceptent l’argent des intérêts bancaires, d’autres non.

NB : d’autres associations non agrées par l’état font néanmoins un travail formidable de terrain, ne les oubliez surtout pas. Tout n’est pas question de €€€.

Éducation

Humanitaire

Religieux

Société

Liste d’associations obtenues via l’excellent site Deen de Confiance. Si vous en connaissez d’autres, laissez leurs noms et coordonées ci-dessous dans les commentaires.

 

L’ennemi de mon ennemi n’est pas forcément mon ami

« Si j’avais dix flèches, je n’en lancerais qu’une seule sur les chrétiens, et le reste sur [les chiites fatimides] »

Conseils aux femmes mariées

mon adorable belle-mere

par le chaykh ‘Abdoul Hamîd Is’hâq

1. Accepte tes beaux-parents comme tes propres parents. Sois leur reconnaissante pour cet homme merveilleux qui est devenu ton partenaire pour la vie.

2. Ne les compare pas à tes parents juste pour montrer à ton époux à quel point ses parents laissent à désirer.

3. Si tu reçois un cadeau de la part de ta belle-famille, sois-en reconnaissante et ne fais pas de remarques désobligeantes.

4. Fais souvent leurs éloges en présence de ton mari, ta famille et tes amis si bien que, même si tu n’as pas encore développé d’affection pour eux, cela viendra avec le temps.

5. Comprend bien qu’ils sont aussi humains, ils ont aussi leurs fautes. Tu ne renierais jamais tes parents pour leurs défauts, alors comment ne pas essayer d’en faire autant avec ceux de ton époux ? Couvre leurs fautes, Allah le Très-Haut couvrira tes fautes dans l’au-delà.

6. Modère tes espérances. Autant le mariage est un exercice de réadaptation pour toi, de même ça l’est pour eux. Leurs fils ne leurs appartient plus exclusivement. Tu devras maintenant apprendre à partager.

7. Traite-les avec respects. Un propos malveillant peut créer une mésentente permanente.

8. Quand tes enfants leurs montre de l’affection, sois-en reconnaissante au lieu d’en être jalouse. Voudrais-tu priver tes propres enfants de l’amour de leurs grand-parents, en les cantonnant au seul amour de tes parents à toi, et ce par jalousie ? Comment te sentirais-tu si ta belle-sœur (femme de ton frère) faisait de même avec tes parents à toi ?

9. Fais tout ce que tu peux pour qu’ils se sentent à l’aise quand ils viennent vous visiter. Quand vous leurs rendez visite, assiste les du mieux que tu peux. Ils devraient être réjouis de votre visite.

10. Considère chaque directive de ta belle-mère comme une venant de ta propre mère. Accorde lui ce plaisir même si elle te malmène. Parle lui avec respect et pas comme si tu lui parlais d’égale à égale. Ne dis rien si elle te réprimande. Ne lui parle jamais sèchement.

11. Ne les critique jamais en présence de tes enfants. S’ils ont dépasser les limites, parles-en en privé avec ton mari.

12. Ne ramène jamais ton mari dans une altercation entre ta belle-mère et toi-même, car cela le place dans une situation délicate. Si tu as un problème à régler avec ta belle-mère, fais-le de manière respectable. En ayant des discussions d’adultes raisonnés, une résolution amicale peut être trouvée.

13. Sois dans la position de celui qui donne plutôt que de celui qui reçoit. Aie toujours à l’esprit que l’attitude qui consiste à toujours exiger que tes droits soient satisfaits, est une folie sans nom.

14. Si tes beaux-parents n’ont pas d’autres endroits où résider, offre leur de rester chez vous. C’est d’autant plus le cas quand le beau-père décède. En étant au service de ta belle-mère, tu atteindras des degrés élevés dans l’au-delà. Ne sois pas égoïste en demandant au mari de choisir entre toi et sa mère. Rappelle-toi, un jour toi aussi tu atteindras un âge avancé et tu auras alors besoin d’aide.

15. Si ta belle-famille t’oppresse, tourne toi d’abord vers Allah le Très-Haut et fais dou’a. Parle à ton époux d’une manière courtoise et informe lui de ta détresse. Apprend à pardonner et à délaisser.

16. Encourage toujours ton mari à avoir de bonnes relations avec les membres de sa famille, et particulièrement ses parents et ses frères et sœurs. Beaucoup de frères et sœurs s’éloignent après le mariage à cause des histoires racontées par les femmes à leurs mari. Sois respectueuse à tous tes séniors, tels que les femmes du/des grands frères de ton mari. Si elle te sont plus jeunes, sois gentille et affectueuse et assiste-les du mieux que tu peux dans leurs tâches.

17. La récompense vient d’Allah le Très-Haut. Donne, donne encore et n’espère rien en retour. Rappelle-toi que la meilleur des Récompenses vient toujours d’Allah Ta’ala. Allah Ta’ala dit Y a-t-il d’autre récompense pour le bien, que le bien ? (surah al rahman)

Traduit de Advices to daughters in laws, par Moulana ‘Abdoul Hamîd Ishaq, Azaadville, Afrique du Sud.

Le minimum dans le dîne, et dans la vie

« Je vois certains se contenter du minimum dans le dîne, mais je ne les vois pas satisfaits de l’insuffisance dans cette vie »

‘Abdullah ibn Mubarak (RA)
(traduction approximative)

Le jeûne des longs jours d’été pendant le Ramadan

Par le Chaykh (Dr) Haitham Al-Haddad

Cette année le Ramadan aura lieu durant l’été, avec des journées à la rallonge qui peuvent causer des difficultés à certains musulmans et notamment ceux habitant le nord de l’Europe. Certains vont peut-être rechigner face à cette situation, d’autres trouveront carrément des (fausses) excuses pour éviter de jeûner. D’autres se plaindront des inconvénients qu’il y a à jeûner de si longs jours.

La raison sous-jacente à ces objections est la faiblesse de notre croyance dans la véracité et le caractère éternel de l’au-delà.

Nous avons beaucoup d’exemples parmi les premières générations de musulmans qui jeûnaient délibérement de longs et difficiles journées. On sait que Madînah (Médine), la ville du Prophète – sur Lui soit la Paix – est une ville où il y fait très chaud l’été et pourtant il est rapporté qu’il jeûnait fréquemment. Sa femme, ‘A’ichah observa qu’il jeûnait continuellement au point de croire qu’il ne s’arrêterait pas de jeûner, et pareillement il ne jeûnait parfois pas au point de croire qu’il ne jeûnerait plus.
Il est rapporté que Aboud Darda’ a dit : « Nous partîmes avec le Messager d’Allâh – sur Lui soit la Paix – [en voyage] pendant le mois de Ramadan alors qu’il faisait une châleur intense, et personne parmi nous ne jeûnait si ce n’est le Messager d’Allah – sur Lui soit la Paix – et ‘Abdullah ibn Rawâhah ». (Rapporté par Al-Boukhariy, 1945 et Mouslim, 1122).

Son épouse bien aimée ‘A’icha avait pour habitude de suivre sa sounnah. Ainsi Yahya ibn Abi Kathir, un savant de la dernière période de la 2e génération, a dit : « al-Qasim ibn Mouhammad, le neveu de ‘A’ichah, l’informa [justement] qu’elle jeûnait lors de voyages en pleine chaleur. Je demandais « Et pourquoi une telle contrainte ? » Il dit “ Elle prenait avantage [de la situation]. [1]

Le célèbre compagnon Abou Moussa Al-Ach’ariy entendit quelqu’un s’exclamer depuis la mer (certainement un des jinns vertueux) : « Allah s’est astreint, pour quiconque se serait altéré en un jour de chaleur, parmi les jours de cette vie qui sont extrêmement chauds (c.à.d au plus fort de l’été), [c’est un Droit d’Allah] d’étancher sa soif le Jour de la résurrection ». Abou Moussa recherchait les jours qui étaient les plus chauds au point de s’y sentir cuit, et il jeûnait ces jours-là. [2]

Quand on ressent cette douceur d’être proche d’Allah et qu’on commence à réfléchir à la réalité de cette vie comparée à celle de la vie d’après, alors le ressenti des actes de culte devient très différent. La fatigue physique devient un plaisir au nom de celui qu’on chérit : Allah, Son Bon Plaisir et le Paradis.

Sa’îd ibn Joubayr, le célèbre savant vertueux, a dit « Quand ‘Abdoullah ibn ‘Oumar savait sa mort proche, il dit : « Je n’ai rien laissé de ce monde que je serais peiné de quitter si ce n’est la soif ressentie à midi par la chaleur [en raison du jeûne] et marcher pour assister à la prière »[3]. Des propos similaires sont attribués à beaucoup parmi les premières générations. Ainsi ‘Alqamah ibn marthad, un savant de la fin de la 2e génération, dit « Je ne pleure pas après votre monde par envie, mais je pleure à l’idée de manquer [à cause de la mort] la soif de la châleur de midi [en raison du jeûne] et les prières nocturnes d’hiver [en raison de leurs longévités] ». [4]

Il est étonnant de constater que les premiers musulmans rivalisaient pour accomplir les actes vertueux même s’ils n’étaient pas des savants et comptaient parmi les profanes. Al-Bayhaqi rapporte dans son livre Al-Sounnan qu’une fois ‘Abdoullah ibn ‘Oumar alla dans les banlieux de Madînah avec quelques-uns de ses compagnons. Ils étendirent la nappe [pour manger] alors qu’un berger s’approcha. Ibn ‘Oumar dit : « Viens, Ô berger et prends part à ce pique-nique. Il répondit « Je jeûne » auquel Ibn ‘Oumar dit « Tu jeûnes en un jour aussi chaud alors que tu es sur ces monticules abrupts à diriger ces moutons ? » Le berger répondit « je profite de mes jours restant »[5]. De même, Sa’îd ibn Salim dit qu’un des nobles imams connu sous le nom de Rowh bin Zimba, dont le père était un compagnon, vint en un lieu entre Makkah (La Mecque) et Madînah en un jour très chaud. On lui apporta son repas quand un berger approcha depuis la montagne ; il lui dit « Ô berger, viens et mange avec moi ». Le berger répondit « Je jeûne ». Rouh dit « Tu jeûnes en cette chaleur ? » Le berger répondit « Devrais-je laisser mes jours passer en vain ?” Rouh récita un distique Tu as mis à profit tes jours sagement Ô berger, alors que Rouh bin Zimba’ a gâché les siens ».[6]

On rapporte de Abou Dharr Al-Ghifari, l’illustre compagnon connu pour sa piété, qu’il dit une fois « Ô hommes, je suis pour vous un conseiller et quelqu’un d’attentionné. Priez dans l’obscurité de la nuit en prévision de la solitude de la tombe. Jeûnez dans ce monde en prévision de la chaleur du jour de la Résurection. Donner en charité craignant les difficultés. Ô hommes, je suis pour vous un conseiller et quelqu’un d’attentionné ». [7]

L’éminent savant ibn al-Qayyim qui écrivait fréquemment sur les actions du cœur, expliqua comment une personne peut accomplir des tâches difficiles « Sache qu’un serviteur traverse le sentier vers Allah par son cœur et sa volonté et non par son corps. La Taqwa (piété) est en réalité la piété du cœur et non celle du corps. Allah dit : « Se montrer respectueux des rites institués par Dieu est un acte qui s’inspire de la piété du cœur » et le Prophète – sur Lui soit la Paix – de dire « La piété est ici » et il montra son cœur. Ainsi la personne avisée peut traverser une distance par une solide détermination et une haute aspiration.

Il est triste d’imaginer que si l’un de nous avait l’occasion de travailler jour et nuit pendant un mois pour avoir une voiture de luxe ainsi qu’une belle demeure dans un quartier huppé, celui-ci sauterait sur l’occasion. D’autres mêmes se plaindraient de ne pas avoir eu la même « chance ». Le fait est que si nous avions la conviction dans ce qu’Allah nous a promis pour nos jeûnes de ces longs jours, nous souhaiterions que le Ramadan avec ses longues journées soit étendu à l’année toute entière. Allah dit : « Mangez et buvez agréablement pour ce que vous avez avancé dans les jours passés » [8] et « En vérité, les persévérants seront rémunérés au-delà de toute espérance » [9]. Un certain nombre des exégètes du Qour’âne ont dit que les jeûneurs sont comptés parmi les persévérants.

Al-Hassan al-Basri, le célèbre savant de la 2e génération connu pour la sagesse de ses propos dit : « La Houra, le titre donné à l’une des plus jolies femmes du paradis, dira au Wali (bien aimé) d’Allah , alors qu’il se détendra avec elle près d’une rivière faite de miel et recevant de celle-ci un verre « Quelle vie magnifique ! Sais-tu, Ô bien-aimé d’Allah, quand est-ce que mon Seigneur m’a marié à toi ? » Il dira « je ne sais pas » et elle de dire « Il t’as observé en un long jour d’été alors que tu jeûnais dans la chaleur de midi, et il appela les anges en disant « Regardez Mon Serviteur. Il a délaissé femme, plaisirs, nourriture et boisson pour Moi en vue des attentes qu’il espère de Moi. Soyez témoins que je l’ai pardonné » et Il t’as Pardonné ce jour et m’a marié à toi ». [10]

Beaucoup parmi nous voudraient que nos jeûnes passent facilement, on tolère une petite gêne en espérant une récompense généreuse sans réel effort. Beaucoup de personnes pensent que jeûner devrait être facile puisqu’elles ne pensent pas trouver de difficultés sur le chemin menant au Salut. Seulement, dès qu’une personne se prépare mentalement et spirituellement, le jeûne deviendra facile. La vraie force n’est pas physique, mais vient plutôt du cœur.

Par ailleurs, certaines choses peuvent aider à jeûner ces longues journées. Le repas d’avant l’aube (souhoûr) est d’une assistance capitale. Le prophète – sur Lui soit la Paix – a dit « prenez part au repas d’avant l’aube (souhoûr) car dans le souhoûr réside la bénédiction (barakah) » [11]. Consommer des dates pour le souhoûr et l’iftar est un autre composant fondamental ; en plus d’être une sounnah encouragée par le Prophète – sur Lui soit la Paix – c’est l’expérience de beaucoup que manger des dates au souhoûr enlève la soif, la faim et la fatigue. Un autre point à garder est d’être occupé en journée. La meilleure des choses qu’une personne puisse s’occuper est en lisant le Qour’âne, puisque l’on sait qu’il s’agit du mois du Qour’âne (« Le mois de Ramadan est celui au cours duquel le Coran a été révélé pour guider les hommes dans la bonne direction et leur permettre de distinguer la Vérité de l’erreur » Qour’âne 2/185).

Si une personne a un objectif conséquent de lecture, d’apprentissage ou de mémorisation du Qour’âne pendant les journées de Ramadan, elle s’apercevra que les jours ne seront pas ennuyeux et qu’ils passeront rapidement.

Supplier Allah est aussi une méthode par laquelle l’adoration devient facile au serviteur. Allah dit « Et quand Mes serviteurs t’interrogent sur Moi.. alors Je suis tout proche : Je réponds à l’appel de celui qui Me prie quand il Me prie. Qu’ils répondent à Mon appel, et qu’ils croient en Moi, afin qu’ils soient bien guidés. » [12]

Traduit de Fasting the Long Summer Days of Ramadan, Chaykh (Dr) Haitham Al-Haddad, http://www.islam21c.com/islamic-thought/5755-fasting-the-long-summer-days-of-ramadan/, consulté le 10/05/2014

[1] al-Tahawi, Sharh Ma’ani al-A’athar, (vol.2, p.70)

[2] Ibn al-Mubarak, al-Zuhd; Ibn Abi Dunya, al-Hawatif. Aussi rapporté dans Ibn Abi Shaybah (vol.2, p.273) et Abdur Razzaq (vol.4, p.308)

[3] Ibn Abi Shaybah (vol.7, p.230)

[4] Abu Nu’aym, Hilyatu’l-Awliya (vol.2, p.88)

[5] al-Bayhaqi

[6] Tarikh Ibn Ma’in (vol.4, p.455)

[7] Ahmad, al-Zuhd, p.148

[8] 69:24

[9] 39:10

[10] Ibn Abi Dunya, al-Ju’, hadith no. 40.

[11] al-Bukhari et Muslim

[12] al-Baqarah 2:186